"Je devenais l'adulte, sérieuse et dure que tant de gens semblaient
espérer de moi..."
Doux rêves à toi femme du monde,
Je m’appelle Anouchka. Je n’ai pas choisi mon prénom bien
sur, ce sont mes parents qui l’ont choisi pour moi, mais si j’avais
eu le choix, Anouchka aurait été parmi mes favoris.
Je suis une petite fille âgée de 27 ans, si l’on s’en
tient à ce qui a été déterminé comme étant
une mesure de temps et donc d’heures, de mois, d’années etc.
Je dis, une petite fille car si je ne peux rien faire aux années qui
passent et me définissent comme une « adulte » de 27 ans,
je peux cependant faire d’être et devenir toujours plus jeune d’esprit.
Je suis persuadée que si l’on devait donner l’âge
des gens, non par le temps qui passe mais par leur capacité à
s’émerveiller de la vie et de sa beauté, de leur ouverture
d’esprit, de leur folie, de leur pureté et sagesse mélangée…
alors je crains que plusieurs « jeunes » de nos jours se retrouvent
dans la catégorie des vieux et que plusieurs « vieux » se
retrouvent dans la catégorie des jeunes.
Enfin, tout ca pour vous dire que je m’appelle Anouchka et que j’ai
27 ans J
Je suis née en France, pas que j’en suis fière, car d’ailleurs
comment être fière d’un pays oú l’on nait ?
- Je n’ai pas choisi le lieu de ma naissance
- Je ne connais pas un seul pays ou province ou état sur terre dont
toutes les lois et les actions sont en accord avec mes valeurs d’être
humain en mettant par exemple l’individu au centre des priorités
et non le profit et dont, alors éventuellement, je pourrais être
fière!
- Si bien même j’étais née dans ce pays aujourd’hui
imaginaire, je ne pourrais en être fière qu’en participant
moi même à en faire ce qu’il est…. Donc ça
reviendrait à dire que je suis fière de mes choix…ce quej’essaye
déjà de faire sans tenir compte de mon lieu de naissance J Na…!
Moi, ca me fait rire, tous ces gros bourrus, pleins de biére, qui vont
soutenir leur équipe de foot, pour le simple fait que c’est l’equipe
du patelin ou leur petit cul a vu le jour, bien sur je parle de foot car venant
de France c’est le sport d’actualité, mais c’est pareil
pour le hockey ou le baseball etc…. L’équipe n’est
même pas composée de joueurs nés dans la région qu’ils
soutiennent, en général ils viennent même d’autres
pays. Mais ça n’est pas grave, ils sont fiers, parce que c’est
viril d’être fier, c’est fort, c’est vivant et ça
gueule….ils sont même prêts à se taper dessus pourvu
qu’ils aient l’impression de défendre quelque chose qui leur
fait sentir qu’ils existent et appartiennent à un groupe. Comme
si la region et le pays qui nous est imposé à la naissance pouvait
nous definir comme individu…
Enfin, je vais en quelques mots, vous racconter mon histoire, une partie bien
sur, dans les grandes lignes.
J’ai passé mon enfance à la campagne, dans un tout petit
village ou aller à la ville voisine qui n’etait qu’à
10 kilometres, environ une fois par semaine et demi, était pour moi,
comme partir à l’étranger, découvrir un nouveau pays.
Donc, pour voyager, j’avais habituellement comme moyen de locomotion
mon imagination. Le contexte était propice puisque je passais mes journées
entourée d’un paysage de forêt et d’animaux.
Je me souviens toutes ces nuits oú, sur la petite terrasse entre la
maison et la petite piscine qui me permettait d’entendre le clapotis de
l’eau, entourée d arbres qui formaient comme un écran de
protection tout autour de moi, je contemplais le ciel qui m’était
grand ouvert et me permettait d’apercevoir la lune et les étoiles,
tout en écoutant les bruits de la nature. Je me laissais alors envahir
de cette plénitude que m’offrait un tel spectacle.
Bien sur, mon enfance n’a pas été si facile, j’ai
eu, comme nous tous, des épreuves à surmonter, mais je sais que
ces moments là étaient magiques et venaient toujours me rappeler
à la beauté, à l’infini des possiblités, tout
m’était permis d’imaginer et de penser réalisable.
Comme de toute façon je n’étais pas beaucoup confrontée
au monde extérieur, il m’était facile de rester dans cette
pureté de l’être et de naïveté.
J’ai donc grandi en pensant à un monde d’amour possible,
à une planéte ou tout le monde s’aimerait ou personne ne
souffrirait, ou tout le monde s’amuserait. Et ou nous serions tous des
Princes et des Princesses.
Puis bien sur, la petite fille que j’étais déjà,
a découvert le monde. Délicate et frêle, j ai rencontré
et croisé des centaines, puis des milliers de gens, qui m’ont permis
de découvrir une autre realité que je ne connaissais pas alors.
J ai d’abord compris que le monde n’était pas aussi beau,
pur et naïf que je pouvais l’être à cette époque,
j’ai même compris qu’on en était assez loin et que
les Princes et les Princesses, ça n’existait pas encore.
Enfin, le choc a été assez difficile à vivre, j’ai
d abord refusé de voir la réalité, puis j’étais
en colere après cette societé de souffrance, ce monde qui n’était
pas comme je l’esperais, puis j’ai fini par me faire à l’idée
de la realité et j’ai commencé doucement à perdre
mes rêves d’enfants et mes illusions, pour devenir une adulte, avant
de réaliser un jour que tout était possible et que j’avais
tout simplement ma part à jouer pour que le monde devienne celui dont
j’ai toujours rêvé.
L’étape la plus difficile à vivre a été
sans aucun doute celle ou je me suis resigné, resigné à
penser que l’on ne vivrait pas un jour dans un monde de plaisir, oú
personne ne souffrirait jamais, oú les Princes et les Princesses existent
vraiment.
C’était difficile car je perdais petit a petit mon goût
de vivre, d’être excitée par la vie, je perdais espoir, je
perdais mes rêves….Mais paradoxalement, il semblait que plus je
perdais mes rêves et plus je m’accordais avec mon environnement.
Je devenais l’adulte, serieuse et dure que tant de gens semblaient espérer
de moi.
Mais lutter contre ses rêves, les perdre, ça n’est pas
facile. C’est comme lutter contre soi même.
Quand vous sentez en vous la douceur, l’Amour, le désir de rire
de tout, le plaisir de regarder les fleurs et les animaux comme si vous n’étiez
qu’un avec eux, et qu’on vous apprend d’un autre côté
que la vie est un combat, que l’Amour n’est en fait qu’un
besoin de proprieté qui se caractérise par un sentiment de jalousie,
que rire ça n’est pas être responsable et qu’être
serieux c’est mieux, que les fleurs ont un nom ainsi que les animaux et
que c’est ce qui comptent avant tout. Et bien, vous changez et vous devenez
maussade et triste.
Si comme moi, votre pureté d’enfant n’était pas
supportée par une structure, une base, comme un corps humain peut avoir
un squelette pour lui permettre de se tenir tout en étant capable de
danser et pirouetter et bien, vous vous laissez influencer et vous vous durcissez
pour apprendre à vous protéger de cette realité que l’on
veut vous imposer.
J’ai fini par y croire à tout ça, j’ai fini par
penser qu’il fallait être vraiment un être inferieur et faible
pour penser au bonheur d’un monde et d’une vie meilleure, pour penser
qu’on pouvait tous devenir des Princes et des Princesses.
Alors, j’ai commencé a devenir plus dure, plus insensible à
la vie et sa beauté, j’ai commencé à perdre ma délicatesse,
mon raffinement, ma féminité pour laisser place à des valeurs
masculines qui me permettaient ainsi de correspondre à mon milieu et
de ne pas déranger de ma pureté et de mes rêves ceux qui
m’entouraient et ne pas me déranger moi même en affirmant
tout haut ce que tous pensent tout bas.
Mais un jour j’ai compris, grâce à la beauté de
gens et à l’enseignement que j’ai reçu et dont vous
trouverez les informations sur ce site, que j’avais en moi le pouvoir
de tout changer, qu’un seul être pouvait faire la différence
et que je pouvais être cette personne.
Que je n’avais pas besoin de me résigner mais qu’au contraire
je pouvais encore plus développer cette sensibilité, ce plaisir
de vivre, cette ouverture d’esprit, cette folie, ce raffinement, cette
délicatesse qui sont particulièrement feminins, pour en imprégner
le monde.
J’ai compris que tout ne tenait qu’à moi et que si je voulais
un monde de paix, je devais d’abord développer la paix en moi,
que si je voulais des Princes et des Princesses dans ma vie, je devais d’abord
devenir moi même une Princesse.
J’ai tout simplement compris, que si le monde pouvait m’influencer,
alors je pouvais influencer le monde et que je ferais la différence si
tel était mon désir et que je dirige ma vie dans ce sens.
Bien sur, je ne suis pas magicienne, je peux pas tout changer d’un coup
de baguette magique, mais j’ai retrouvé l’espoir, l’espoir
en moi, l’espoir en un futur meilleur.
Et ce, en commencant par de petites choses à chaque instant.
J’ai trouvé bien sur l’appui de cette conviction et des
outils pour mon changement dont je vous laisse découvrir la portée
en assistant aux stages d’été qui vous sont presentés
sous ce site.
Mais permettez moi avant ,de vous raconter une dernière petite histoire,
qui m’a permis aussi petite qu’elle soit, de comprendre que j’étais
sur la bonne voie en dirigeant mes pas vers la féminité.
J’ai été Barmaid pendant quelques temps. Bien sur, sous
l’effet de l’alcool et de la brutalité bien developpée
chez certains, il arrive que des individus s’emportent dans leurs émotions
et en arrivent rapidement à se battre. Ce qui peut avoir des fins irrécuperables
comme dérangeantes.
Et ce jour là, deux individus masculins ont commencé à
entammer une querelle, la violence verbale se préparait à laisser
place rapidement à de la violence physique.
Et cette fois ci, au lieu de m’éloigner, ce qui est quand même
un bon moyen d’éviter les problèmes, j’ai décidé
de faire ce que je n’avais jamais fait auparavant.
J’ai posé avec toute la délicatesse que j’avais,
ma main sur celle de celui qui etait prêt à l’attaque.
L’homme a été tellement surpris d’un geste si doux,
dans un moment de si grande colère, qu’il s’est retourné
vers moi et m’a regardé tout en laissant sa main sous la mienne.
Alors j’ai posé sur lui un regard rempli de tout l’Amour
et la considération que je pouvais avoir pour l’être humain
qu’il était.
L’homme s’est alors arrêté totalement dans son élan
de colère, a rapidement dit à l’autre d’arrêter
aussi et sans un mot s’est réinstallé au comptoir la tête
baissée, pour finalement partir, silencieusement, quelques minutes après.
C’est un exemple qui peut paraître anodin, ce n’était
peut-être qu ‘ne simple bagarre de bar. Mais c’était
peut-être aussi, un crime en moins, une femme et des enfants qui ne souffriront
pas de la mort éventuelle de leur père et de la violence dans
laquelle cela se serait produit.
C’est peut-être un homme qui maintenant se souvient de cette main
sur la sienne avant de se battre…..
Je suis aujourd’hui convaincue que toutes les femmes de ce monde, on le
même pouvoir de transformer notre monde en ce monde d’Amour dont
nous avons toutes rêvé un jour. C’est pour ça que
je me permet d’écrire ces quelques lignes, pour vous dire, c’est
possible….tout ce dont nous avons rêvé est possible….et
ca commence par nous même et l’expression de notre sensibilité,
notre féminité, notre raffinement à chaque instant…
Avec tout mon Amour pour nous,
Anouchka
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